La lutte contre la violence conjugale

La violence conjugale, ou domestique, est celle exercée, au sein d’un couple, par un conjoint sur l’autre. Il peut s’agir d’un phénomène circonstanciel (violence situationnelle), mais aussi parfois d’un processus systémique et évolutif au cours duquel un des partenaires exerce, dans le cadre d’une relation privilégiée, une domination qui s’exprime par des agressions physiques, psychologiques, sexuelles, économiques ou spirituelles. Le plus souvent, il est évoqué les violences subies par les femmes, mais les hommes peuvent également en être victimes.

En France, chaque année, 216 000 femmes âgées de 18 à 75 ans sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur ancien ou actuel partenaire intime (mari, concubin, pacsé, petit-ami, etc). Il s’agit d’une estimation minimale. L’enquête n’interrogeant que les personnes vivant en ménages ordinaires, elle ne permet pas d’enregistrer les violences subies par les personnes vivant en collectivités (foyers, centres d’hébergement, prisons…) ou sans domicile fixe. Ce chiffre ne couvre pas l’ensemble des violences au sein du couple puisqu’il ne rend pas compte des violences verbales, psychologiques, économiques ou administratives.

Au vu de ces chiffres, cette problématique a été désignée depuis plusieurs années comme prioritaire au sein du ministère de la justice et au Parquet de Verdun.

Pour lutter contre cette violence spécifique, il a été créé un outil, le téléphone grave danger (TGD). L’objectif est de permettre à des victimes de violence conjugale de pouvoir entrer rapidement en communication avec les forces de sécurité et ainsi favoriser l’intervention de celles-ci, en cas de grave danger, et donc avant la commission de nouveaux faits de violence.

Certaines conditions doivent être remplies pour pouvoir en bénéficier :
être victime de violences au sein du couple, ou ex couple, ou de viol,
être dans une situation de grave danger,
qu’une décision de condamnation ou un contrôle judiciaire impliquant une interdiction d’entrer en contact avec la victime ait été rendue à l’encontre de l’auteur des faits,
qu’il y ait une cessation de la vie commune avec l’auteur des faits.

Les situations sont évaluées par le CIDFF, qui donne un avis au Parquet de Verdun. La décision de remise est prise à l’issue par le procureur de la République de Verdun, pour une durée de 6 mois renouvelable une fois. Le Parquet de Verdun dispose actuellement de deux téléphones grave danger.
Pour contacter le CIDFF : 03.29.86.70.41 / cidff55@orange.fr / http://www.cidffmeuse.fr/